Le Japon, pays reconnu en coutellerie :
Ce couteau Nakiri Wusaki Yuzo est un très beau modèle japonais. Il s'utilise pour découper les légumes avec des gestes précis et efficaces. Avec sa lame large et rectangulaire, vous pouvez délicatement déplacer les aliments découpés de la planche à un contenant.
La forge Muneishi, qui le met au point, a été fondée en 1955 par Hirotaka Muneishi san, qui faisait partie de la seconde génération de forgeron de sa famille. Au départ, le travail est plutôt axé sur les outils, comme les haches ou les machettes. C’est avec la troisième génération de forgeron que la famille se tourne vers les couteaux de cuisine : Kosuke Muneishi a repris le travail et il réalise toutes les étapes de fabrication lui-même, de la forge à la trempe, en passant par le martelage et l’aiguisage.
Une lame très intéressante :
Sa structure est dîtes San Maï : cela signifie que la lame est composée de 3 couches d'acier qui se superposent. On y trouve un noyau, qui est souvent très dur, et une couche de protection qui se replie par dessus (d'où les 3 couches observées).
Dans notre cas, le noyau est réalisé en acier japonais Aogami 2 (aussi appelé Blue #2 Steel). Ce sont les aciéries Hitachi qui le produisent et le conditionnent. Elles sont réputées au Japon, et fournissent de l'acier à beaucoup de fabricants de couteaux.
On retrouve 1,2% de carbone à l'intérieur : c'est un taux supérieur à la moyenne que l'on retrouve dans les couteaux occidentaux (se situant à environ 0.5%). Ce taux permet de rendre l'acier plus rigide, ce qui permet ensuite de l'aiguiser de façon plus poussée. Votre tranchant s'en retrouve amélioré, pour des découpes nettes et précises à chaque utilisation. D'ailleurs, lorsque vous voulez entretenir le tranchant de votre couteau, faites le avec une pierre dont le grain sera adapté.
Le cœur au carbone est par la suite enveloppé d'une couche de fer doux. On voit cette distinction de couches sur le bas de la lame, avec la démarcation des coloris. Le fer vient lui apporter un peu de souplesse (non pas en terme de flexibilité, mais plutôt en terme de résistance à la casse).
De superbes finitions :
Des kanji ont été gravés sur la lame, pour toujours plus d'authenticité. La finition brute de forge ajoute également un petit côté rustique au couteau, qui n'a donc pas été poli. Ce type de finition plaît beaucoup aux chefs japonais, car elle a un aspect plus traditionnel.
Un manche agréable :
Tout d'abord, on observe une mitre en bois de Pakka, un matériau composite très apprécié. Ce dernier est constitué de bois laminé et de résine, le tout compressé à chaud. Le résultat est naturel, on peut y voir quelques veines comme on pourrait l'observer sur le bois. C'est un matériau résistant, notamment au devant de l'humidité et des variations de température.
Ensuite, on peut voir une pâte à bois qui vient remplir l'espace entre la lame et le Pakkawood, pour justement combler cet espace. Cela permet de rendre le manche étanche, pour éviter que les petits déchets ne s'insèrent à l'intérieur.
Le bois de Pakka est prolongé par du bois de Morado. Ce bois exotique est considéré comme haut de gamme, et ses teintes chaudes sont très agréables. Les veines du bois sont d'ailleurs uniques sur chaque pièce.
Sa forme ovale permet une utilisation ambidextre. Le tout reste léger et facile à manier.
Des conseils très utiles :
La lame peut s'oxyder, le carbone comme le fer étant sensible à cela. Il faut donc laver le couteau à la main, sans le faire tremper dans l'évier (on oublie le lave-vaisselle).
Après lavage, essuyez-le avec un chiffon doux pour effacer toute trace d'humidité. Notez toutefois qu'il peut varier en couleur sur la durée, même si vous y faites très attention. C'est une évolution normale de l'alliage, (le couteau étant en contact constant avec des aliments humides, et l'humidité se trouve également dans l'air ambiant...). Vous pouvez passer une huile minérale sur l'acier de temps en temps.
Petites informations :
- La lame arrive légèrement huilée. C'est tout à fait normal, cela permet de la protéger. Il suffit juste de laver le couteau avant le premier usage pour qu'elle disparaisse.
- La production étant artisanale, les stocks sont limités et les délais de réapprovisionnement variables.
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