Une très belle lame en acier japonais Ginsan
Le couteau santoku est doté d'une lame de 18cm construite selon une structure San Maï. Ces termes japonais veulent dire "3 couches" et reflètent parfaitement la construction de la lame. En effet, la lame est composée d'un noyau en acier rigide, enveloppé d'une couche d'acier plus doux repliée de chaque côté. Cette conception a pour but d'apporter un équilibre optimal à la lame tout en protégeant son cœur.
Ici, le noyau de la lame est fabriqué en acier japonais Ginsan, également connu sous les noms de G3 ou Silver 3. Cet acier est composé d'environ 0,95% de carbone, ce qui lui assure une dureté et une rigidité accrues pour garder son tranchant plus longtemps. De plus, grâce à son taux élevé de chrome (environ 13,5%), l'acier Ginsan résiste bien à la corrosion. Le couteau atteint ainsi une dureté de 59/60 HRC, ce qui facilite l'entretien de la lame. L'aiguisage à la pierre lorsque cela sera nécessaire sera aisé.
Le cœur est recouvert d'une couche d'acier inox plus doux, qui se replie de chaque côté pour créer les trois couches d'acier. Cette couche externe protège bien le cœur en lui donnant plus de flexibilité. Nous voulons dire par ici qu'il résiste mieux aux chocs et à la casse lors des utilisations, pas qu'il devient souple à proprement parler. De plus, l'alternance des couches d'acier crée un motif ondulé aléatoire le long du tranchant, offrant un visuel tout à fait unique au couteau.
La lame de votre santoku est dotée d'une pointe à la forme kiritsuke, ce qui lui confère une efficacité de coupe exceptionnelle. Cette conception permet à la lame une meilleure insertion dans les aliments. La lame arbore aussi des kanji gravés sur ses deux faces, et elle a été finement polie. Votre couteau possède une grande authenticité et une élégance raffinée.
Un manche octogonal pour tous les cuisiniers
Le couteau est muni d'un manche en cerisier, un bois sacré au Japon. Le choix de cette essence n'est pas anodin, car il symbolise la beauté des choses, la nature éphémère et la vie. Le bois de cerisier mi-dur est à la fois léger et robuste, offrant une longue durabilité à votre couteau. Sa teinte brune avec des reflets rouges à rosés est magnifiée lorsqu'il est exposé à la lumière.
Ce couteau japonais artisanal est pourvu d'un manche octogonal qui est conçu pour s'adapter à tous les cuisiniers, tant droitiers que gauchers. Sa forme épouse parfaitement votre paume, vous offrant ainsi un confort optimal et une grande maniabilité, même lors de longues séances de découpes.
Enfin, l'espace où la lame s'insère dans le manche est comblé par de la pâte à bois afin de rendre le couteau totalement étanche. Cela garantit que l'eau ne peut pas s'infiltrer et que les morceaux d'aliments ne peuvent pas rentrer, assurant ainsi une hygiène totale.
Bien entretenir ce couteau santoku japonais
Le couteau a été conçu avec des matériaux de haute qualité, ce qui implique qu'il doit impérativement être lavé à la main. Il est strictement déconseillé de le tremper dans l'évier ou de le mettre au lave-vaisselle. Une fois le couteau nettoyé, il est primordial de le sécher minutieusement et sans attendre afin d'éliminer toute trace d'eau. Ensuite, vous pourrez le ranger dans un endroit sec, tel que son magnifique coffret par exemple. En suivant ces conseils, vous vous assurez un entretien optimal du couteau, tout en préservant sa qualité et son esthétisme.
Découvrir l'atelier artisanal Hado de Sakai
Le forgeron Shogo Yamatsuka est à gauche ; le chef aiguiseur Tadataka Maruyama est à droite.
La création de l'atelier artisanal Hado, à Sakai, est le fruit d'une collaboration entre le président de Sakai Fukui, Ryuichiro Fukui, et son responsable des ventes, Tadataka Maruyama. Ce dernier rêvait depuis longtemps d'exercer un métier artisanal, et il en parlé à Ryuichiro qui, de son côté, désirait relancer une production artisanale de couteaux. En effet, Sakai Fukui se concentrait principalement sur la production industrielle. C'est ainsi que Ryuichiro a proposé à Tadataka de suivre une formation pendant qu'il mettait en place un atelier artisanal interne. Après trois années de formation intensive, Tadataka était prêt à se lancer dans ce projet commun. C'est au printemps 2019 que l'atelier a finalement vu le jour.
Hado (刃道), qui signifie "la route des lames" en japonais, a été choisi pour nommer l'atelier en raison de sa signification. Ce terme reflète l'ambition des artisans de poursuivre leur chemin vers l'excellence de leur art, en se perfectionnant chaque jour. Dans chaque réalisation, ils mettent tout leur tamashi (魂), leur âme, afin de créer des couteaux magnifiques offrant des performances de coupe exceptionnelles.
Ce couteau santoku kiritsuke a été forgé par Shogo Yamatsuka, un forgeron originaire de Sakai. Il a acquis ses compétences auprès de son père, également forgeron, et a appris à maîtriser le travail de l'acier Ginsan. En tant qu'expert de cet alliage et Maître Artisan Traditionnel certifié, Shogo Yamatsuka est le seul forgeron capable de forger l'acier Ginsan à chaud en raison de sa manipulation complexe. Après avoir consacré 30 années à perfectionner l'art du forgeage de l'acier, connu sous le nom de Hizukuri (檜作), il a été honoré de son titre décerné par le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie. Ensuite, le couteau est passé dans les mains expertes de Tadataka Maruyama. Le chef aiguiseur de l'atelier s'assure que le couteau disposera d'une qualité de coupe exceptionnelle, garantissant ainsi des performances optimales à chaque découpe.
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