Vous recherchez l'authenticité, l'ergonomie et l'esthétique ? Ce couteau japonais bunka Fujin Black est fait pour vous ! C'est un couteau de caractère, fabriqué par Yu Kuosaki san, forgeron de renom. Il officie au sein du Village Coutelier de Takefu (connu sous le nom de Takefu Knife Village en anglais), dans un bel atelier à la façade moderne. A l'intérieur cependant, c'est l'aspect traditionnel des anciennes forges qui se présente à nous, et les méthodes utilisées par ce coutelier viennent d'une transmission du savoir-faire des générations précédentes de forgerons.
Ce fameux village est un haut lieu de fabrication au Japon, car il réunit plusieurs forgerons aimant travailler à l'ancienne. D'ailleurs, les apprentis apprécient d'y faire leur formation car ils apprennent les véritables méthodes de leurs ancêtres. Le travail de la matière est précis et rustique, intuitif.
Kurosaki San entreprend sa formation au début des années 2000, et il travaille avec le maître Kanehiro pendant 12 ans. Ce dernier lui apprend l'art traditionnel du forgeage. C'est après avoir eu des commandes de clients très satisfaits qu'il décide de lancer son propre atelier, d'ailleurs encouragé par son maître. Il a aussi fait une formation avec le célèbre Hiroshi Kato San, un maitre forgeron reconnu, et l'un des membres fondateurs du Village de Takefu.
Désormais, c'est Yu Kurosaki San qui forme son apprenti, afin qu'un jour, lui-même puisse ouvrir son propre atelier.
Les matériaux utilisés dans la conception de ce couteau sont très qualitatifs. Parlons d'abord de la lame : elle est basée sur une structure San Maï, cela signifie "3 couches" en japonais. Pour expliquer cette appellation, on peut dire que le cœur du couteau est fabriqué dans un certain alliage, et il est ensuite enveloppé d'une couche d'un autre alliage le prenant en sandwich (d'où les 3 couches). En général, la couche centrale est choisie dans un alliage dur, et c'est le cas ici puisqu'on y retrouve de l'Aogami Super, un acier japonais aux propriétés ultra intéressantes. Il est mis au point par le sidérurgiste Hitachi, qui fournit bon nombres de forgerons du pays, grâce à ses alliages de qualité. Cet acier est également appelé le Blue Steel Super (bleu car il est conditionné dans un papier de ce coloris) et il contient un taux très intéressant de carbone, qui s'élève à 1,5%. Un tel taux permet de rigidifier l'alliage (65 HRC), ce qui rend son fil plus endurant et permet de l'aiguiser de façon plus poussée, pour pousser sa capacité de coupe au plus haut niveau. Il contient également du tungstène qui contribue à rigidifier encore un peu plus l'alliage.
Son tranchant tient durablement et le besoin en aiguisage est considérablement réduit. Si vous sentez cependant que c'est nécessaire, vous pouvez utiliser une pierre à aiguiser. On pourrait d'ailleurs penser que, à cause de sa rigidité, il est difficile à entretenir mais ce n'est pas le cas. En effet, le carbone permet de rendre la manœuvre plus facile.
Par dessus l'Aogami Super on retrouve une couche d'acier qui vient le protéger, et l'équilibrer (car moins rigide). On peut voir la superposition des aciers près du fil de coupe, avec la différence de couleur.
Une belle finition brute de forge vient habiller la lame, c'est ce qui lui donne son aspect sombre et profond. La finition brute apporte de l'authenticité au couteau, et les chefs japonais en sont friands. Kurosaki san vient poser sa pâte grâce à son martelage spécial en biseau, tout en élégance. Les kanji visibles sont gravés à la main et le tranchant est travaillé sur meule.
Pour le manche, on retrouve un beau bois de rose aux nuances sombres. C'est un bois dense qui résiste naturellement à l'humidité et aux possibles coups. Les veines seront uniques sur chaque couteau, bien évidemment, car c'est un matériau naturel. Taillé en octogone, il est agréable en main et convient pour un usage ambidextre.
Une mitre noire, également en octogone, vient lier le manche et la lame. L'espace qui la relie à la lame est comblé par une pâte à bois pour l'étanchéité. Elle est réalisée en bois de pakka, ou Pakkawood. Ce matériau ressemble à du bois mais il mêle le bois lamellé à la résine, il est donc composite. C'est un vrai atout en cuisine grâce à sa robustesse et sa longévité.
Vous devez laver le couteau à la main, et l'essuyez après avec un chiffon doux, avant de le ranger à l'abri de l'humidité. Il est livré dans un coffret cartonné.
A noter que les quantités sont limitées, en raison de la provenance des couteaux et de la capacité du forgeron, qui réalise toutes les opérations à la main.
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