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Lexique des couteaux japonais de cuisine - Vocabulaire

14/05/2018

Le grand lexique de la coutellerie japonaise

Lexique couteaux japonais

Les différents mots japonais sont un réel secret pour vous ? Dans ce guide, nous vous invitons à découvrir et à comprendre les termes techniques et traditionnels qui définissent l'univers fascinant de la coutellerie japonaise ! Que vous soyez passionné, collectionneur ou simplement curieux, ce lexique sur les couteaux japonais vous aidera à décrypter les subtilités de chaque terme !

A

Ago : Il s’agit de la courbe qui est créée entre le manche et le talon de la lame, on peut aussi parler de ‘’garde’’. En général, elle est polie par les forgerons car certains chefs placent leurs doigts à cet endroit pour donner plus de force à leur découpe.

Aike : C’est un petit espace, apparaissant sur l’avant de la lame lors du forgeage, qui se forme entre le fer et l’acier si la température de la forge n’est pas assez élevée. C’est un phénomène assez rare qui apparait sur les couteaux artisanaux japonais.

 

B

Bokashi : Technique de finition de lame. Il s’agit d’une lame qui ne possède pas de ligne shinogi, la lame s’affine depuis son dos jusqu’au tranchant. On parle généralement d’une émouture dite ‘’convexe’’.

Bunka : Couteau hybride qui s'inspire à la fois du Santoku et du Gyuto, il se révèle très polyvalent. Que ce soit pour trancher, hacher ou découper légumes, viandes et poissons, le couteau bunka offre précision et confort d'utilisation. Il dispose d’une pointe de kiritsuke pour plus de précision.

 

D

Damas : Technique obtenue par la superposition et la forge de plusieurs couches d’acier souple autour d’un cœur rigide. Ce procédé crée des motifs ondulés uniques et offre à la lame une résistance accrue, ainsi qu’une esthétique raffinée Les couteaux damas sont symbole du savoir-faire ancestral des forgerons japonais.

Deba : Couteau robuste et épais, utilisé pour découper et désosser le poisson, et parfois la volaille. La lame du couteau deba est résistante, elle peut bénéficier d’un tranchant biseauté et permet de supporter des tâches nécessitant plus de force.

Dentokogeishi : Certificat qui donne l’attestation de Maître forgeron traditionnel. Il a beaucoup de valeur pour un maître forgeron japonais et ces derniers sont peu à l’obtenir. Cette certification garantit que l’artisan réalise des couteaux d’exception, comme Takeshi Saji ou Tsukasa Hinoura. Cette certification peut apparaitre sous la forme d’un autocollant sur un couteau japonais.

 

E

E : Ce terme fait tout simplement référence au manche d’un couteau japonais. Il peut avoir différentes formes : occidentale, octogonale, ovale, etc.

Ejiri : Désigne le culot du manche. C’est la partie qui termine le manche, sa forme peut différer selon le style du manche.

 

G

Gyuto : Le couteau de chef japonais par excellence, polyvalent et inspiré du modèle occidental. Le couteau gyuto est idéal pour trancher, découper et hacher viandes, poissons et légumes.

 

H

Hamon : Technique ancestrale utilisée, à l’origine, sur les katana et sur les couteaux japonais d’exception. C’est l’étape juste avant la trempe qui consiste à enduire la lame d’argile de différentes épaisseurs (plus épais vers le dos et moins épais vers la lame). Cela permet de garder la partie supérieure souple et le tranchant plus rigide pour une meilleure découpe. Après la trempe, une ligne apparait : il s’agit du Hamon.

Hamoto : Partie de la lame qui désigne le talon. Il s’agit de l’angle formé par la lame, proche du manche.

Hasaki : Désigne le tranchant ou la ligne de coupe de la lame, de la pointe jusqu’au talon. Un hasaki bien réalisé garantit une découpe nette et précise, tout en assurant une longévité face à l’usure.

Hira : Signifie « plat » en japonais et se réfère à la surface plane de la lame, juste avant d’arriver au shinogi.

Honesuki : Couteau à désosser, principalement dédié à la préparation de la volaille, qui permet de retirer les os avec précision.

Honyaki : Technique datant des années 1600 à 1800 qui désigne un couteau japonais forgé dans un seul bloc d’acier, sans assemblage de différentes couches. Cette méthode très exigeante est maîtrisée par peu de forgerons : à l’origine, elle était utilisée pour la forge des katanas.

 

K

Kaiseki : Comme le aike, désigne un petit espace qui peut se former sur le dos de la lame pendant le forgeage. Il résulte également d’une température de chauffe insuffisante entre le fer et l’acier.

Kakumaki : Se réfère à la mitre du couteau de cuisine japonais. Elle se trouve à la jonction entre la lame et le manche.

Kanji : Désigne les caractères japonais souvent gravés sur la lame en tant que signature du forgeron. Ces inscriptions apportent une dimension culturelle et authentique, servant à attester de l’origine et du travail du forgeron, et renforçant le lien entre art, tradition et artisanat.

Kasumi : Signifie « brume » et se réfère à une finition de la lame présentant un aspect légèrement flou ou nuageux, presque satiné. Ce traitement adoucit les reflets du métal, conférant à la lame une élégance discrète et mystérieuse. Cette finition s’obtient avec du fer et de l’acier, la boue de la pierre à aiguiser est frottée sous le shinogi pour colorer la partie en acier tendre de la lame.

Kireha : Fait référence à l’émouture d’une lame. C’est le bas de la lame, généralement situé après la ligne shinogi (lorsqu’il y en a une). Elle peut être de différentes formes : plate, asymétrique, convexe, etc.

Kiritsuke : Un couteau hybride qui combine les caractéristiques d’un couteau de chef avec une pointe spécifique qui assure des découpes avec plus de précision. Le couteau kiritsuke permet de découper des nombreux aliments comme la viande, les légumes ou les herbes aromatiques.

Kissaki : Désigne la pointe de la lame, l’endroit ou le dos et le fil de coupe se rejoignent.

Kurouchi : Se réfère à une finition brute de forge traditionnelle laissant apparaître les marques de forge car la lame n’est pas polie. Ce traitement met en avant le caractère artisanal du couteau, en préservant la texture originale du métal. L’aspect rustique et authentique de cette finition est particulièrement apprécié des chefs japonais.

Kyomen : Finition équivalente au polissage effet miroir. C’est une finition poussée qui donne un véritable résultat de miroir.

 

M

Machi : Fait référence à la petite partie métallique qui fait la transition entre la lame et le manche. Il peut arriver que le machi soit laissé apparent volontairement, c’est une tradition de la région de Sakai qui garantit un meilleur équilibre à votre couteau japonais de cuisine en jouant sur son centre de gravité.

Migaki : Signifie littéralement « polissage » et désigne l’étape finale de la fabrication d’une lame. Ce processus minutieux, souvent réalisé à la main, permet d’obtenir une surface lisse et esthétique.

Mune : Désigne le dos de la lame, c’est-à-dire la partie opposée au tranchant. Généralement plus épais, il joue un rôle crucial dans l’équilibre et la robustesse du couteau artisanal japonais.

 

N

Nagako : Se réfère à la partie de la lame qui s’allonge dans le manche, il s’agit de la soie. Cette partie peut aller jusqu’au culot de votre couteau de cuisine ou s’arrêter au milieu du manche.

Nakiri : Spécialisé dans la découpe des légumes, le couteau nakiri se caractérise par une lame rectangulaire large qui permet des coupes nettes et précises.

Nashiji : Finition qui n’a pas été polie pour donner du caractère à votre couteau. Elle est obtenue par une technique de durcissement de l’acier qui donne un aspect plus foncé et rustique à la lame. Comme elle n’est pas polie, cette finition apporte de la texture à votre lame.

Ni Maï : Signifie littéralement « 2 couches », technique visant à assembler deux couches d’acier – généralement un acier à haute teneur en carbone pour la dureté et un acier plus doux pour équilibrer avec de la souplesse. Cette méthode est l’équivalent d’une structure San Maï mais, cette fois, sur une lame biseautée tel qu’un couteau yanagiba.

Nimai hiroge : Technique de forge ancestrale originaire d’Echizen qui repose sur un procédé complexe consistant à travailler simultanément deux pièces d’acier. En les façonnant l’une contre l’autre, la chaleur intense du forgeage est mieux conservée, ce qui empêche une chute trop rapide de la température et préserve ainsi le carbone de l’alliage. Le résultat est une lame initialement assez épaisse, notamment sur la partie supérieure. Par la suite, le forgeron affine le tranchant pour obtenir une lame à la fois robuste et d’une grande précision de coupe.

 

P

Pankiri : Le couteau pankiri est l’équivalent de notre couteau à pain, en version japonaise. Il dispose d’une grande lame dentée.

Petty : Petit couteau d’office polyvalent, idéal pour les tâches de précision telles que le pelage, le découpage des fruits ou des légumes délicats.

 

S

Sakimaru : Couteau japonais traditionnel à la forme d’un katana, réputé pour sa capacité à réaliser des coupes ultra-précises. Sa lame, fine et souvent légèrement incurvée, est spécialement conçue pour la préparation du sashimi et des sushis, permettant ainsi de trancher les poissons en fines lamelles sans altérer leur texture. Très apprécié dans la haute cuisine, ce couteau exige une technique maîtrisée et se destine principalement aux chefs expérimentés souhaitant sublimer la présentation de leurs plats.

San Maï : Signifie littéralement "3 couches". Technique de construction d’une lame dans laquelle un noyau en acier dur est forgé puis entouré d’une couche d’acier plus souple repliée sur elle-même pour former les 2 couches restantes. Cette méthode permet d’allier dureté et souplesse, offrant un couteau à la fois robuste et tranchant.

Santoku : Typiquement japonais, ce couteau polyvalent est conçu pour trancher, hacher et découper en dés. Le nom du couteau santoku signifie « trois vertus », en référence à ces trois utilisations principales.

Saya : Désigne le fourreau traditionnel en bois ou en cuir utilisé pour protéger la lame lorsqu’elle n’est pas en usage. Outre sa fonction de sécurité, la saya apporte une dimension esthétique en reflétant l’élégance du design japonais. Elle préserve la lame des agressions extérieures tout en facilitant son transport et son rangement.

Shinogi : Désigne la ligne au milieu de la lame qui sépare le tranchant de son dos. Elle se forme à l’endroit où se rejoignent le hira et le kireha.

Sujihiki : Un couteau à trancher à lame longue et fine au tranchant droit, le couteau sujihiki est idéal pour découper viandes et poissons en tranches régulières et précises.

Suminagashi : Signifie littéralement « encre flottante », cette technique est appliqué sur les couteaux damassés pour leur donner une finition élégante avec des motifs uniques de vagues qui se dessinent sur votre lame.

 

T

Tamahagane : Acier de haute qualité utilisé initialement pour la fabrication des katanas. Il est fabriqué à partir de sables de fer (satetsu) et de charbon, fondus dans un four traditionnel en argile appelé tatara. Le processus consiste à chauffer ces matériaux avec du charbon de bois pendant plusieurs jours, permettant de créer des couches d'acier aux teneurs variables en carbone. Le forgeron sépare ensuite l’acier faible en carbone (hocho-testsu) de l’acier élevé en carbone (tamahagane). Ce procédé demande une maîtrise exceptionnelle de la température pour aboutir à un acier aux propriétés uniques. Le tamahagane est assez rare car il n’est produit que 3 à 4 fois par an et sa fabrication est fortement réglementée.

Tsuchime : Technique de martelage appliquée sur la lame pour créer une surface texturée et irrégulière. Ce procédé artisanal offre un charme brut et authentique tout en étant fonctionnel puisqu’elle évite aux aliments de coller aux parois de la lame au moment de la découpe.

 

U

Usuba : Version asymétrique du couteau nakiri. Le couteau usuba dispose d’un tranchant biseauté et d’une large lame rectangulaire, pensée pour la découpe de légumes.

 

W

Wa : Signifie « japonais » et est souvent utilisé pour qualifier le manche d’un couteau. À l’opposé du Yo, le Wa fait référence au style japonais d’un manche de couteau.

Wabi sabi : Concept esthétique japonais qui valorise la beauté des imperfections, de l’éphémère et de la simplicité. Appliqué aux couteaux, il se traduit par des pièces uniques affichant des marques d’usure, une patine naturelle ou des irrégularités assumées. Ce style invite à apprécier la sincérité et la poésie inhérentes au temps qui passe.

Warikomi : Technique traditionnelle pour réaliser le San Maï d’une lame. C’est le fait de réaliser cette structure (notamment la partie en acier doux) entièrement à la main de façon traditionnelle, sans recevoir de pièce d’acier déjà préparée. On parle aussi de Hon-warikomi, ‘’hon’’ signifiant véritable.

 

Y

Yanagiba : Spécifiquement destiné à la préparation du sashimi et des sushis, le couteau yanagiba dispose d’une lame longue au tranchant biseauté qui permet de trancher le poisson cru en fines lamelles.

Yo : désigne un manche au style dit ‘’occidental’’. Généralement, ce type de manche dispose d’un culot et d’une mitre marqués qui s’adaptent idéalement à la forme de la main.

 

Couteau bunka japonais artisanal Wusaki Yuzo BS2 damas 16,5cm
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Couteau nakiri japonais artisanal Takeshi Saji VG10 Gold 16,5cm
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Couteau yanagiba kiritsuke japonais artisanal Kasahara Shigehiro forgé par Yoshikazu Ikeda 27cm
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Couteau honesuki 15cm japonais artisanal Masashi Yamamoto SLD Kuro damas
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By Couteauxduchef.com

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